Né en 1963 dans le Bourbonnais, Didier BIERJON s’installe dans l’Est à Audincourt en 1991.
Il se définit comme artiste plasticien car il lui est difficile de s’enfermer dans une seule discipline des arts plastiques:
Le dessin: il reste pour lui une activité essentielle et toujours un plaisir, et le pratique quotidiennement.
La peinture: à l’huile puis à l’acrylique, elle lui donnera l’occasion d’exposer de 2002 à 2008 avec une trentaine d’expositions et quelques récompenses…
En 2009, des croche-pieds de la vie stopperont cet élan mais l’envie et le besoin de créer reviendront bien vite:
La sculpture sur bois: sa fascination pour les Arts premiers, Africains & Océaniens, et pour la « Tiki culture » le dirige alors vers le statuaire. En 2012, une formation de sculpture sur bois lui permettra d’explorer d’autres univers.
En 2018, il ressort enfin de son atelier avec son concept des Vénus, une simple branche d’arbre avec une forme suggérée par la nature…Cachés dans son volume: une attitude, une posture, une émotion, un corps de Vénus…Les 3 récompenses en « catégorie sculpture » obtenues avec elles cette année-là l’encourageront à poursuivre l’aventure…
D’autres concepts verront le jour en 2019, de nouvelles expositions, de nouvelles récompenses mais surtout de merveilleux échanges avec le public…
2020 & 2021, pas d’exposition mais du temps pour dessiner et s’essayer au moulage à partir des originaux en bois pour réaliser d’autres créations…
2022, le nouveau départ « post-Covid »? Et au lieu de repartir « comme avant », si on cherchait à le construire ce « monde d’après », exposer autrement?
2023, 2024, tout en continuant la sculpture « traditionnelles » avec de nouvelles œuvres plus abstraites qui accompagneront ses vénus en exposition, le coté Tiki et Kustom-Kulture l’amène vers de nouvelles créations avec des Tikis sculptés sur des battes de base-ball, des « skulls » sculptés ou moulés. Il tente de nouveaux lieux d’expos en « itinérant », exposant avec son stand dans les salons de Tattoo ou manifestations motardes ou de véhicules US…De belles rencontres et de bons moments…En parallèle, il reprend aussi le dessin.
2025, abandon de l’expérience « nomade », non rentable (et somme toute, éprouvante…) et la création de produits qui s’écartent trop de sa démarche première, il faut essayer des choses, mais ne pas se perdre…Cette année, il va se consacrer sérieusement au dessin, même si il pense continuer la sculpture, sans avoir encore défini les chemins à prendre…

Photo de Thibaut Froehly
