Ma démarche

L’artiste Africain déclare « qu’il ne fait que dégager, de la gangue de la matière, la forme qui y était enfermée…L’œuvre préexistait. »
Ce n’est pas qu’ une simple citation mais vraiment le reflet de ce que je ressens en travaillant le bois.

La route qui mène là où l’on est:

En 2009, après plus de 20 années de peinture, le besoin de volume, de contact et d’échange avec la matière va m’ orienter vers la sculpture, et la rencontre avec le bois.
En quittant l’univers de la peinture, il me faut recommencer presque à zéro. Une formation de sculpture me permettra d’acquérir les bases de cette discipline exigeante.

Le cheminement de la création:

Je nourris avant tout une fascination pour les Arts Premiers, principalement Africains et Océaniens (dont un intérêt certain pour le phénomène TIKI d’origine Polynésien et revisité aux USA dans les années 50/60 ) . J’ai aussi une attention (ou une curiosité) pour ces mondes imaginaires « post-apocalyptiques » qui, j’imagine, rejoignent les arts premiers quand il faut reconstruire l’art dans un nouveau monde…

J’aime m’imaginer marcher dans les pas de ces artistes « lointains » pour essayer de comprendre quelle pouvait bien être leur place dans leur société. Et peut-être comprendre quelle est la mienne aujourd’hui…?
Pour me détacher de l’univers graphique de toutes ces cultures, je m’invente, en 2017, une civilisation imaginaire…Pendant cette année de recherche, je vais alors dessiner, inventer des histoires, modeler l’argile et sculpter le bois pour trouver mon propre univers. Ne sortiront de ce travail que des créations pas très significatives à mes yeux. Mais chaque minute de ce travail et chaque détail sculpté m’ont aidé à tracer le chemin vers mes créations d’aujourd’hui.

Ouvrir son propre chemin:

Au bout de ce travail, une « création iconique » va s’imposer à moi, la « Vénus »: une simple branche d’arbre avec une forme déjà suggérée par la nature…Comme un appel.
A l’intérieur, cachés dans son volume: une attitude, une posture, une émotion, un corps de Vénus…

Les composantes de l’arbre, branches, tronc, racines, donnerons des concepts aux caractères différents avec soit des visages, des créatures imaginaires, « fossilisées » ou de la « sculpture automatique », sculpture plus intuitive, libre et abstraite.

Mais la veine nourricière de mes créations sera toujours ce lien étroit avec cette matière vivante, le bois, et le respect de son univers et de ses origines, la forêt, la nature…

Les œuvres plus abstraites…